Ordo Ab Chao

Format 50 X 60 cm

« ORDO AB CHAO » est d’une puissance symbolique magistrale : un ballet cosmique de rouages, de corps et d’éclairs suspendus dans le vide intersidéral — un théâtre mécanique où le chaos devient moteur de création. L’espace n’est plus un vide : c’est un atelier céleste.
Les engrenages d’or tournent dans la nuit comme des astres manufacturés.
Les corps nus, reliés par des cordons ombilicaux de lumière, ne subissent pas la mécanique : ils la prolongent, la fécondent. Ici, la chair et le métal s’accouplent pour enfanter le cosmos.
Le chaos originel – la matière informe, la poussière d’étoiles – se structure peu à peu en ordre, sous l’impulsion de l’énergie vitale : Éros devient l’ingénieur secret de l’univers .La figure principale, allongée dans la roue, incarne la conscience naissante : elle s’étire hors de son cycle, cherchant l’équilibre entre l’instinct et la raison.
La seconde, suspendue, s’arrache à la roue-mère : le passage de l’inconscient au libre arbitre.
Enfin, la plus petite roue en bas à droite contient l’ombre du monde, l’écho miniature de la création, symbole de la récurrence éternelle .Les éclairs qui traversent la scène ne détruisent pas : ils écrivent. Ce sont les logos en fusion, les phrases d’un ordre en train de naître.
Tout est mouvement : la mécanique n’est pas contrainte, elle est destin.
Le chaos est une matrice.
L’ordre, une naissance douloureuse Les nudités sont les vêtements de la vérité : dépouillement des illusions, mis à nu de l’essence. La Femme s’ouvre, l’Homme s’élève, le cordon relie, le compas ordonne. Le pavement mosaïque reçoit la trace de ce passage. Et dans ce vaste engrenage d’univers, l’ordre n’est pas imposé : il nait du chaos comme une révélation. Le cordon est à la fois lien vital, chemin initiatique et fil du labyrinthe. Il serpente dans l’espace comme un serpent d’or, reliant la femme, l’homme, le compas et le pavement.
Il ne s’agit pas d’un simple fil : c’est l’ombilic du monde, la ligne qui unit le chaos cosmique à la conscience humaine.
À travers lui circule la même énergie qui allume les éclairs du fond stellaire, le feu créateur, l’étincelle de la prima materia.

La femme nue, jambes ouvertes

Elle n’est pas objet : elle est porte.
Sa nudité n’est pas érotique mais ontologique : elle expose le lieu même de la naissance de l’ordre.
La femme s’ouvre comme la terre lors du premier tonnerre, ce n’est pas la honte biblique, mais la matrice alchimique.
Le sexe devient symbole de l’Origine : le chaos fécondé par la lumière.

 L’homme suspendu au compas

Le compas, outil du Grand Architecte de l’Univers, le retient et l’oriente.
Il cherche à mesurer, à ordonner, à comprendre.
Mais il est nu lui aussi, dépouillé de tout artifice, car aucune connaissance ne se conquiert vêtu : il faut traverser le monde nu comme au premier jour, sans masque, sans armure.
Le cordon relie les deux pôles,  le féminin créateur et le masculin ordonnateur, puis plonge vers le pavement mosaïque, lieu d’équilibre entre le noir et le blanc.
C’est le fil d’Ariane, le canal de Kundalini, le rayon du compas, la corde du labyrinthe : tout à la fois.
Ce chemin spiralé mène au centre, non pas géographique mais intérieur, le point d’origine où se rencontrent l’Eros et le Logos, la chair et la lumière, le chaos et l’ordre.
Les nudités sont les vêtements de la vérité : dépouillement des illusions, mise à nu de l’essence.
Et dans ce vaste engrenage d’univers, l’ordre n’est pas imposé : il naît du chaos comme une révélation.
La Femme s’ouvre comme la terre lors du premier tonnerre, ce n’est pas la honte biblique, mais la matrice alchimique.
Le sexe devient symbole de l’Origine : le chaos fécondé par la lumière.

 L’homme suspendu au compas : Le compas, outil du Grand Architecte, le retient et l’oriente.
Il cherche à mesurer, à ordonner, à comprendre.
Mais il est nu lui aussi, dépouillé de tout artifice, car aucune connaissance ne se conquiert vêtu : il faut traverser le monde nu comme au premier jour, sans masque, sans armure.

Les nudités sont les vêtements de la vérité : dépouillement des illusions, mise à nu de l’essence.
Et dans ce vaste engrenage d’univers, l’ordre n’est pas imposé : il naît du chaos comme une révélation.

ORDO AB CHAO

Sous le compas tendu, les corps s’égarent et se répondent ;
Le fil, pareil au souffle, relie l’offrande et la mesure.
Du désordre naît la forme : le centre s’y dérobe, puis s’y fonde.
Ainsi le labyrinthe s’ouvre, non pour fuir, mais pour renaître.